les groupes d’entraide mutuelle.

  les groupes  d’entraide   mutuelle  

le lundi 7 décembre 2015

En participant, le 1er décembre, au colloque « GEM : évolution et perspectives », Ségolène Neuville entendait aussi marquer le dixième anniversaire des groupes d’entraide mutuelle, ces structures originales, qui œuvrent à l’insertion des personnes handicapées. La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion a notamment rappelé que « dix ans après leur création, [les GEM] ont su prendre une place essentielle et particulière ». Leur nombre est ainsi passé de 117 en 2005 à 403 à la fin de 2014 (352 pour les personnes en situation de handicap psychique et 51 pour les personnes cérébrolésées).

Une entraide directe et sans contrainte Pour Ségolène Neuville, le GEM, « c’est d’abord l’entraide directe entre personnes concernées, sans contrainte », mais également « un dispositif qui permet la reconnaissance des compétences, des savoir-faire des personnes en situation de handicap psychique et donc du changement du regard social sur les personnes qui gèrent et fréquentent le GEM ». C’est enfin « un lieu d’élaboration de projets et d’initiatives, parfois individuels souvent collectifs, de prises d’initiatives citoyennes » La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées a aussi rappelé que les GEM sont des « objets non institutionnels », qui restent fragiles, se construisent progressivement et nécessitent un appui variable selon les moments. En conséquence, « la main du politique doit rester souple et subtile ». Elle a également souligné le rôle des élus locaux, qui s’intéressent aux GEM, « au même titre qu’ils s’engagent dans le développement des conseils locaux de santé mentale ».

Près de 27.000 personnes ont fréquenté un GEM en 2014 A l’occasion de ce dixième anniversaire, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) – qui finance les GEM depuis 2011 à travers le fonds d’intervention régional (FIR) délégué aux agences régionales de santé (ARS) – publie son traditionnel bilan annuel de l’activité de ces structures. Portant sur l’année 2014, il dénombre 393 GEM financés au cours de l’année, soit 20 de plus qu’en 2013, mais un chiffre un peu inférieur à celui annoncé par la ministre. Les GEM créés en 2014 se répartissent dans seize régions. En termes de financement, la CNSA a alloué 29 millions d’euros à ces structures. Un montant multiplié par six en dix ans et qui représente aujourd’hui 90% du financement des GEM, le solde venant essentiellement des collectivités territoriales. Au total, le financement moyen a été, l’an dernier, de 73.792 euros par GEM, pour un plafond de 75.000 euros. Si la dynamique de création se maintient, la fréquentation des GEM tend en revanche à se stabiliser. Près de 27.000 personnes ont ainsi fréquenté ces structures en 2014, soit une moyenne d’environ 67 personnes par GEM. En termes de statut, la très grande

majorité (89%) des GEM sont constitués en association d’usagers. Par ailleurs, plus de 90% d’entre eux ont signé une convention de parrainage avec une association (88% des cas) ou avec établissement de santé ou une fédération (12% des cas). Il s’agit là d’une des originalités du fonctionnement des GEM, le « parrain » assurant un appui au fonctionnement. De même, dans leurs relations avec leur environnement, il apparaît que près de 50% des GEM ont une convention de partenariat avec la commune d’implantation, près de 53% ont un partenariat avec les acteurs de l’insertion sociale et professionnelle, près de 75% avec les acteurs de l’offre et de l’accompagnement et près de 80% avec le milieu.

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