Le printemps de Gabriel, poète des champs.

Article pris dans le journal du GEM « l’ Hurluberlu n°6 pages 6.

Le printemps de Gabriel, poète des champs.

« A vivre dans une grande ville, on perd le contact avec la nature » me disait un habitant de Paris. A l’inverse, être agriculteur permet de vivre au rythme de la celle-ci.

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L’utilisation de produits phytosanitaires ces dernières décennies ont provoqué la disparition de certaines plantes. L’utilisation de désherbants sur les céréales ont fait disparaître des variétés de fleurs comme le bleuet et le coquelicot et c’est dommage.

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Heureusement, l’agriculture biologique se répand de plus en plus. J’avais la chance d’avoir une ruche  et des acacias dont la fleur est tant appréciée des abeilles. Le miel d’acacia est délicieux. Chaque année en avril-mai, la nature prend un air de fête avec la floraison des arbres fruitiers. Dans les sous bois, on peut cueillir du muguet au mois de mai et des fraises sauvages au mois de juin. Certains s’intéressent à la médecine des plantes. Dans les campagnes de collines où j’étais, on trouvait du serpolet et du millepertuis et, dans un coin du jardin, il y avait de la menthe et de la verveine…
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En est-il un seul qui sache apprécier à sa juste valeur le spectacle d’un soleil couchant, les mille visages si divers de la nature ou simplement s’enivrer du murmure d’une source, vibrer avec le chant de l’oiseau, rêver en caressant l’épais tapis de mousses où se meuvent de petites bestioles ? Que ne donnerait-on pas pour voir s’éclairer la pénombre du sous bois à travers les feuilles où se glissent les rayons solaires. Voir un instant seulement voler un papillon, cueillir une marguerite.
Gabriel

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