Des maux dans tous leurs états.

Des maux dans tous leurs états

Tout d’abord, nous allons parler des maux d’amour. Ah ! L’amour quand il vous tient !!! Lorsque on est amoureux, nous sommes dans un état euphorique, nous rajeunissons, nous sommes prêts à suivre l’autre jusqu’au bout du monde. Nous sommes plus qu’heureux, nous pensons que cela va durer tout le temps qui nous reste à vivre.

Mais détrompez vous, cet état de grâce ne dure pas définitivement. Eh ! Non ! Hélas ! Et c’est donc pour cela qu’il faut vous protéger car lorsque ça flanche : ouille, ouillouille, ça fait très mal au niveau de notre cœur !

Mais, allez-vous me dire, comment faut-il faire pour souffrir le moins possible ? Et bien, justement, c’est là qu’il faut vous dire que l’amour n’est qu’e-phé-mère !!!Il faut vous convaincre que vous avez passé aussi de bons moments avec le partenaire de l’époque, que vous avez connu le bon et que ne verrez jamais le mauvais ! Ouf ! Vous partez sur la pointe des pieds en remerciant bien votre ami (ou amie) et vous passez à autre chose. Vous rajouterez que c’est plus facile à dire qu’à faire mais si, dès le début, vous mettez un peu de distance avec votre aventure en vous disant qu’il faut profiter du moment présent, vous verrez que la chute sera moins douloureuse ! Essayez et vous verrez, parole de scout !

Maintenant, abordons un autre mal : celui physique. Nous ne nous y approfondirons pas trop car, personnellement, je n’y ai jamais été confrontée de très près, sinon pour une rage de dent ou une otite… Ce mal là est entêtant surtout s’il s’éternise et peut vous pourrir la vie. Quels conseils vous donner? Aucun si ce n’est de vous faire voir par un spécialiste au plus vite pour retrouver la sérénité. Mais d’autres que moi sont davantage qualifiés pour vous en parler.

Pour finir, il y a le mal psychique : alors, celui-là, ne vous en approchez pas trop car c’est une HORREUR. Tout d’abord, vous ne vous sentez bien, vous avez le spleen. Au travail, vous recevez critique sur critique et un jour, c’est le grand splatch ! Vous vous effondrez mais vous ne savez pas encore que cet état va durer des années. Heureusement ! Vous ignorez à qui en parler mais, rien à faire, on ne vous comprend pas. Vous vous repliez de plus en plus sur vous-même, vous éteignez votre portable et un jour, par désespoir, vous passez à l’acte !! Par miracle, on vous retrouve (car auparavant, vous avez tout de même envoyé une bouteille à la mer et, dans ce cas ci, un texto ! Vous vous retrouvez, vous ne savez pas comment, à l’hôpital. Vous êtes furax mais, tant qu’à faire, vous vous reposez. Vous rencontrez pour la première fois votre psychiatre. Sur le moment, vous la testez car vous ne savez pas encore que c’est celle qui vous sortira de votre enfer. Vous  vous retrouvez avec un traitement que vous vous étiez juré de ne jamais prendre. Vous vous débectez pour votre faiblesse et vous êtes toujours aussi mal. Enfin, au bout d’un certains nombre de mois à l’hôpital, vous vous retrouvez à nouveau chez vous. Vous vous croyez guéri mais cette maladie ne disparaît pas comme cela et bien sûr, vous rechutez : idées noires de plus en plus nombreuses. Comme vous êtes toujours aussi seule avec ce mal être, vous vous jetez sur le premier antidépresseur sur le marché, c’est-à-dire l’ALCOOL !  Vous buvez jusqu’à plus soif, jusqu’à tomber d’inanition mais lorsque vous revenez à vous, vous vous dégoûtez, vous vous enfermez un peu plus sur vous-même et cette fois, vous essayez les somnifères. Et naturellement, vous  dormez sur ce putain de canapé que vous haïssez. (D’ailleurs, je l’ai vendu, il me sortait par les yeux). Vous dormez encore et encore mais rien n’y fait, vous vous sentez couler de plus en plus profondément. On vous parle, on vous écoute mais vous, vous n’écoutez plus, vous êtes concentré sur vous-même. On vous propose d’aller voir une psychologue. Pourquoi pas, on n’a rien à perdre ! Mais vous n’y croyez pas du tout ! D’ailleurs, le premier contact a été une catastrophe ! Pauvre psy, il faut qu’elle ait les nerfs solides ! Vous vous sentez toujours aussi mal mais il y a des hauts et des bas (pour les professionnels, c’est un progrès, pour vous, cela ne veut rien dire !). Vous allez vous promener car on vous a dit que ça pouvait vous faire du bien mais, comme par hasard, vous vous approchez d’un virage qui vous attire comme un aimant. Vous vous approchez de plus en plus près, vous roulez bien vite. Bien sûr vous vous vous en voulez de » ne pas être passée à l’acte, vous vous détestez e mais un sursaut de lucidité vous retient. vous allez vous enfermer aussitôt chez vous. Vous vérifiez ce qu’il reste à manger, vous vous jetez sur le camembert que vous dévorez entièrement. Ensuite, c’est le tour des desserts lactés, du pain et je ne sais quoi encore. Vous vous sentez mal, vous vous faites vomir mais pas trop, il ne faut quand même as exagérer !

Comme rien ne va plus, un jour vous décidez de prendre la voiture pour vous changer les idées mais vos pensées vous conduisent automatiquement vers un pont. D’abord, vous vous « promenez » puis tout doucement, vous vous approchez insensiblement du parapet. Vous mettez un pied puis deux, la tête vous tourne, alors vous vous asseyez dessus, vous fermez les yeux, vous écartez les bras. Très vite, vous êtes comme en transe : vous entendez le vent dans les branches, discrètement puis insistant, comme une voix qui vous dit : « viens, viens… » C’est un état merveilleux ! Vous vous mettez à vous balancer de plus en plus fort et, ça y est, vous savez que le moment tant redouté et tant souhaité est arrivé ! Vous allez sauter mais soudain, vous ignorez pourquoi, vous vous retrouvez les fesses sur le bitume, les yeux ouverts et vous voyez devant vous une personne prête à vous parler. Mais vous vous relevez comme une folle, vous foncez vers votre voiture, la personne derrière vous. Situation comique en la circonstance ! Vous démarrez et vous rentrez aussi sec.

Tout ce qui a été raconté ne se déroule pas sur quinze jours, oh que non ! mais sur des années et croyez-moi, c’est long !

Entre-temps, vous continuez à rendre visite à votre psy et un jour, sans savoir pourquoi,vous avez les explications et, avec des mots bien placés, vous voyez la fin du tunnel. En espérant que ce soit vraiment la fin…

Vous comprenez enfin le pourquoi, vous apprenez à vous connaître, vous vous reconnaissez et vous vous sentez beaucoup mieux. ENFIN !!!

Un jour, vous vous regardez dans le miroir et horreur, qu’avez-vous fait de votre corps ? Il est gros, boursouflé, informe. Vous vous dites alors : « Allez ma fille, il faut maintenant te reprendre et travailler à retrouver figure humaine. Mais ceci est une autre histoire, alors le rideau tombe sur ce constat en souhaitant que cet état de grâce dure éternellement.

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Évelyne T

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